Critiques pour

Autres Temps - Légendes oubliées

 

Retrouvez les avis des lecteurs sur le recueil de nouvelles Autres Temps - Légendes oubliées, paru aux éditions Boz'Dodor.

Commentaires sur Amazon :
Autres Temps - Légendes oubliées

 

"J'ai littéralement plongé dans ces nouvelles à l'univers si particulier ! Chacune d'entre elle m'a conquise, toutes ces légendes oubliées revisitées où se mêlent créatures fantastique et steampunk laissent un empreinte après leur lecture ! Je recommande vivement ce recueil de nouvelles aux amateurs de steampunk !"

P'ti filou

 

"Un recueil totalement fascinant dans lequel règne une atmosphère vraiment spéciale, intrigante et unique. Des légendes oubliées qui maintenant n'auront plus de secret pour les lecteurs. Ce mélange de légendes et de lieux réels, une atmosphère steampunk qui leur donne une dimension unique, des créatures qui arrivent à nous émouvoir, à nous faire frissonner, des personnages uniques et attachants ... Où est la part de réel, où est la fiction ? C'est ce dilemme qui rend ce recueil aussi délicieux.
Ce recueil fait s'enchaîner des nouvelles toutes très différentes, au cours desquelles le lecteur est transporté d'un monde à un autre, mais qui pourtant forment un tout cohérent et harmonieux.
Une formidable réussite littéraire qui je l'espère donnera suite à d'autres textes tout aussi passionnants !
Je vous recommande vivement de le découvrir, vous serez conquis!"

Krap

 

Critique 4
par Carolivre

 

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"C’est avant tout le style de l’auteur qui m’a conquise. Il possède réellement le talent de conter et de nous entraîner dans son univers dès les premières pages."

 

"Dans ce recueil de nouvelles, l’auteur se propose de revisiter certaines légendes connues ou plus obscures de notre enfance. J’avoue que je n’en connaissais qu’une seule, celle de la biche blanche, et j’ai beaucoup aimé découvrir toutes ces légendes venant soit d’une région de France soit d’un autre pays. L’auteur parvient à nous entraîner dans son monde folklorique avec beaucoup de talent et il possède un certain art de conter toutes ces légendes.

Chaque nouvelle met en scène un personnage principal en proie avec un monstre, un être surnaturel. L’auteur n’hésite pas à verser dans les détails horrifiques quelques fois. C’est peut-être la seule chose qui m’a déplu dans ce recueil mais avouons que je suis une petite nature. Dans tous les cas, chaque légende apporte quelque chose de mystérieux, d’obscur et d’ambivalent.

J’ai bien sûr apprécié certaines nouvelles plus que d’autres. Ainsi la toute première nouvelle m’a beaucoup plus. Matagot, le chat diabolique raconte l’histoire d’une jeune fille qui fait un pacte avec un envoyé du diable, un chat noir. Celui-ci lui ramène chaque matin le double d’argent qu’elle lui a donné la veille à condition qu’elle lui serve du lait d’une femme allaitante et qu’elle le couvre de caresses. Bien entendu, la lassitude et l’appât du gain s’installent et on devine rapidement l’issue funeste de la nouvelle.

J’ai particulièrement aimé la nouvelle s’intitulant L’oiseau de métal. Une jeune minière trouve un jour un œuf. Lorsqu’il éclot, elle s’aperçoit que l’oiseau qui en est né est un oiseau en métal, couvert de pierres précieuses. La jeune fille et l’oiseau deviennent amis mais le destin va se mettre en travers de leur route. C’est peut-être la nouvelle qui m’a le plus émue car elle met en scène une jeune fille désintéressée qui se bat pour conserver son oiseau, bien plus précieux que tout l’or du monde.

Sans revenir sur chacune des nouvelles, j’ai aussi aimé Le chasseur et la biche, fable écologique, Le golem de Rabi Löw, récit également très émouvant. La seule nouvelle que je n’ai pas apprécié est Le trésor de Carcolh. Je ne lui ai pas trouvé grand intérêt car elle met principalement en scène une lutte entre des hommes et un monstre sanguinaire.

C’est avant tout le style de l’auteur qui m’a conquise. Il possède réellement le talent de conter et de nous entraîner dans son univers dès les premières pages. En outre, il n’hésite pas à mêler des éléments de steampunk à son récit, rendant le tout plus moderne, plus fluide.

Autres temps, légendes oubliées reste un recueil de nouvelles très sympathique. J’ai découvert et surtout redécouvert certaines légendes avec beaucoup de surprise. Merci aux éditions Boz’Dodor et à Livraddict de m’avoir permis de découvrir cet auteur et ce recueil de légendes."

Critique 5
par Sanguine

 

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"L'auteur a un style bien enlevé et il a su construire un univers bien à lui. Il est très agréable de se laisser porter dedans."

 

"Les contes et les légendes, j'aime beaucoup. Ce doit être mon côté "j'ai 3 ans dans ma tête". Mais il existe aussi des légendes et des contes pour adultes. J'avais envie de les découvrir et j'en ai eu l'occasion grâce à Virginie Didier des Editions Boz'Dodor et à Livraddict. Je les remercie d'ailleurs très fort pour m'avoir fait confiance et m'avoir permis de lire "Autres temps, légendes oubliées" de Sebastien Tissandier.

Certaines légendes peuplent notre folklore et notre enfance : quelques unes nous ont marqués profondément, d'autres ont été oubliées depuis longtemps... Le chat aux yeux d'argent dévorera-t-il l'âme de la jeune Evangeline en échange de ses services ?
Quel lourd secret sera mis à jour par le père Martin en enquêtant sur le village d'Angles et sa bête mystérieuse ?
Quelle créature a été réveillée sous un château basque perdu dans la brume ?
Anton parviendra-t-il à tuer cette biche blanche, trophée convoité par tant de chasseurs avant lui ?
Le destin de Séraphine aurait-il été différent si elle n'avait pas agi contre les règles imposées par la Compagnie ?
Le golem de Rabbi Löw changera-t-il les conditions de vie de son peuple et à quel prix ?
Plongez dans l'univers de ces légendes délaissées, où se mêlent créatures fantastiques et ambiance steampunk, cet univers caractéristique issu de la révolution industrielle, où les machines à vapeur dominent.

Alors, autant ne pas faire durer le suspens plus longtemps. J'ai beaucoup apprécié ma lecture, même si le recueil est un peu court. Les contes et légendes sont bien écrites mais il manque parfois un peu de longueur, je suis restée sur ma faim pour certaines histoires. Sebastien Tissandier nous propose là 6 contes et légendes dont je n'avais jamais entendu parler. Une réelle découverte donc !

Je ne les ai pas toutes appréciées de la même façon. J'ai beaucoup aimé la toute première : Matagot le chat diabolique. Lorsqu'on plonge dans cette histoire, on se doute tout de même un peu de la fin mais ça reste un super moment de lecture. J'ai bien aimé ce chat qui peut apporter la fortune à la personne qui l'invoque lors d'un rituel.

J'ai également très aimé l'histoire du chasseur et de la biche blanche convoitée par la communauté des chasseurs dans son entier. Quelque part, elle m'a fait penser à d'autres contes qu'on connait déjà. Mais c'est bien écrit, c'est rythmé et c'est très agréable à lire. Ca fait partie des histoires que j'ai trouvé bien trop courte.

Troisième coup de coeur pour l'histoire de Séraphine et son oeuf qui donne naissance à un oiseau en métal recouvert de pierres précieuses. Cette légende m'était totalement inconnue et j'ai vraiment très aimé la découvrir. J'ai trouvé que c'était l'histoire la plus émouvante du recueil. Séraphine est un personnage qui m'a beaucoup touchée.

Les autres contes sont sympa, agréables à lire mais je n'ai pas eu de réel coup de coeur pour aucune d'entre eux. Pour autant, on ne s'ennuie pas une minute lors de cette lecture. L'auteur a un style bien enlevé et il a su construire un univers bien à lui. Il est très agréable de se laisser porter dedans.

Je ne regrette pas du tout ma lecture et je remercie encore une fois les Editions Boz'Dodor et Livraddict pour leur confiance !"

Critique 1
par Bosscares Wanessa

 

 

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"Vous aimez les contes et légendes, alors c’est incontestablement un livre fait pour vous."

 

"Vous aimez les contes et légendes, alors c’est incontestablement un livre fait pour vous.
Cet auteur nous embarque dans un monde steampunk avec de jolies légendes.
On retrouve ici autant des personnages vénaux que des personnages qui subissent le racisme.
Au travers de 6 légendes, on va vivre différentes situations en passant d’un chat qui vous apporte la richesse, au golem qui défend un peuple oppressé.
Vous allez vous régaler par ces petites histoires qui vont vous faire voyager.
Chaque épisode va vous embarquer dans un univers différent et vous allez attendre la fin avec impatience.
Je ne vous en dit pas plus pour ne spoiler ce petit recueil très habilement écrit. Foncez je n’ai que ça a vous dire !!"

Critique 3
par Frei

 

 

Vous pourrez retrouver cette critique directement sur le forum "Au cœur de l'imaginarium..

 

"Allant de leçons de morales en reprise de mythe, l’auteur manie avec facilité ses différentes créations."

 

"Dernière sortie du moment des éditions Boz’Dodor, Autres temps : Légendes oubliées est un recueil de nouvelles fantastiques où se mêle avec brio un univers totalement steampunk. L’expression steampunk, qui signifie littéralement punk à vapeur, parfois traduite par futur à vapeur, est un terme inventé pour qualifier un genre de littérature né à la fin du XXe siècle, dont l’action se déroule dans l’atmosphère de la société industrielle du XIXe siècle, dixit l’ami Wiki. Retour sur ces courtes nouvelles…

Matagot, le chat diabolique : On ouvre ce recueil par une nouvelle concernant Matagot, un chat diabolique qui réalise votre vœu. Mais attention, il faut s’occuper de ce chat tout le temps et le nourrir uniquement avec du lait venant d’une femme allaitante. Si on le délaisse, il prend votre âme… Attirée par ce chat, Evangeline, une sorcière et voleuse de talent, dérobe un livre à la bibliothèque pour avoir la formule qui permet de l’appeler. Va-t-elle réussir à s’occuper du chat jusqu’au bout, ou se fera-t-elle prendre son âme?

Une nouvelle courte qui sonne comme une leçon de morale pour quiconque chercherait la fortune facile: attention au retour de flamme… Cette leçon s’intègre petit à petit à l’histoire: plus Evangeline est riche, plus elle devient superficielle, et plus elle oublie l’animal dangereux qu’est ce chat. En commençant par cette nouvelle, j’ai eu envie de lire les autres au plus vite, étant donné qu’elle m’a beaucoup plu.

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Le secret de la bête d’Angles : Le père Martin, envoyé par le Pape en personne, se rend à l’église d’un hameau qui se dit attaqué par un ours haut comme deux hommes. Une fois sur place, le Père Martin rencontre le Père Cornellius, le maire Gaudone, et un chasseur, Firde. Mais ces trois hommes ne semblent pas prêts de se débarrasser de la fameuse bête qui les attaque…

C’est la nouvelle que j’ai le plus aimé dans ce recueil. Le côté « prêtre exorciste/chasseur de monstres » m’a beaucoup plu, et la façon dont les dirigeants d’un petit hameau se servent d’une peur pour avoir le pouvoir et tenir les habitants sous leur coupe m’a fait penser au film d’horreur « Village ». Les aventures du Père Martin continueront cette année dans La rédempteur, tome 01 : Une lueur dans les ténèbres, aux éditions Boz’Dodor. J’attends impatiemment une date de sortie!

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Le trésor de Carcolh : Le château des Aizen repose sur un sous-sol où se trouve une salle aux trésors. Un jour, le château se fait attaquer par un Carcolh, et le seul espoir réside en Anit, un soldat d’élite, et le prototype d’un scaphandre. Arriveront-ils à sauver les hommes, le château et le trésor?

L’homme ou de la bête, qui sera le plus fort, dans un monde où l’homme dirige tout? Cette nouvelle nous montre que, même si l’homme se croit supérieur en tout, face à une créature indestructible, il n’est plus rien. Encore une fois, cette nouvelle m’a fait penser à une leçon de morale bien amenée, à propos de l’orgueil des hommes.

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Le chasseur et la biche : Anton, un chasseur d’une quarantaine d’années, tombe sur une biche blanche lors d’une chasse aux sangliers. Une fois à l’auberge, il apprend qu’elle protègerait les animaux et qu’elle perdrait les chasseurs au fin fond de la forêt. Une jeune femme, Ania, lui propose de partir à la chasse à la biche blanche avec elle.

C’est la nouvelle qui m’a le moins plu, j’ai très vide deviné ce qu’il en était d’Ania. En effet, une fois que Ania propose à Anton d’aller chasser la biche blanche, j’ai deviné ce qu’il en était, ça m’a sauté aux yeux comme une évidence, et c’est ce qui a fait que cette nouvelle m’a moins plu, j’aime être surprise. Anton se moque du mal qu’il peut faire aux animaux, chasser est un peu comme une raison de vivre, un bon animal est un animal mort pour lui, jusqu’à ce qu’il se rende compte que la biche l’a puni pour sa cruauté.

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L’oiseau de métal : Séraphine et Guiseppe sont mineurs, dans une mine où l’on peine à trouver la moindre pierre précieuse. Un jour, ils découvrent enfin de l’or. Séraphine voit une pierre ovale et bleutée et la prend. Mais au milieu de la nuit, la pierre éclot : c’était un oeuf d’Alicantos, un oiseau métallique qui se nourrit de pierres précieuses. Il a aussi pour mission de protéger les mines et la nature. Alors quand il voit que les mineurs commencent à se servir de machines qui polluent l’endroit, son sang ne fait qu’un tour.

Cette nouvelle est la plus triste de ce recueil, c’est une de mes préférées. J’ai beaucoup pensé à Eragon découvrant la pierre de son dragon au début. En effet, la découverte de la pierre qu’il faut absolument cacher, l’animal que l’on cache aussi pour éviter de se le faire prendre voire tuer… C’est une très belle histoire, mais aussi très triste, avec cette fin que nous a écrit l’auteur.

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Le Golem de Rabbi Löw : Le Rabbi Löw a créé un golem de métal et de glaise pour protéger le peuple juif des persécutions du peuple catholique. Mais, alors que tout semble bon pour mettre le golem en marche, le Rabbi découvre qu’il a été trahi…

Cette nouvelle n’est autre qu’une version de la légende du Rabbin Loew, pour défendre la communauté des pogroms, revisitée façon steampunk. Ici, le golem n’est plus seulement de glaise, mais est de métal et à vapeur, la glaise agissant comme une espèce d’armure pour protéger la création du Rabbi. L’auteur a totalement réussi à s’approprier ce mythe en l’adaptant à son univers.

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J’ai totalement adoré ce recueil. L’écriture de Sébastien Tissandier, fluide, nous transporte avec facilité dans son univers, et on imagine sans peine où se déroulent les différentes scènes de ce recueil. Allant de leçons de morales en reprise de mythe, l’auteur manie avec facilité ses différentes créations. J’ai plus particulièrement aimé Le secret de la bête d’Angles, le côté exorciste, l’homme qui ne se laisse pas abattre par ses ennemis, et L’oiseau de métal, mais dire mes raisons pour cette nouvelle serait spoiler une magnifique histoire qui vaut la peine d’être lue."

Critique 7
par Marmeline

 

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"En effet, au final, ce livre n’a eu pour moi qu’un grave inconvénient : je l’ai trouvé beaucoup trop court !"

 

"C’est un livre qui commence comme un recueil de contes et légendes traditionnels, du genre que j’ai adoré lire enfant. Tout y est : le héros, la quête, la tentation, l’épreuve, la lutte du pot de fer contre le pot de terre, la leçon de morale… Du grand classique, dans le genre. J’ai souvent eu l’impression que je connaissais l’histoire de base, mais je l’avais lue il y a tellement longtemps que je la redécouvrais !

Cependant, on quitte vite le terrain du conte classique lorsque font irruption de fantastiques machines à vapeur. Tantôt simples éléments du décor, tantôt protagonistes capitaux, ces mécanismes décrits en détail forment une sorte de fil rouge qui ancre le recueil dans une époque commune et donne une cohérence supplémentaire aux récits. Cette vapeur omniprésente m’a parfois laissé un sentiment mitigé : dans l’histoire de Matagot, par exemple, je n’ai pas vraiment compris ce qu’elle apportait. Et la répétition de certaines descriptions d’un récit à l’autre m’a paru manquer parfois d’originalité – mais c’est peut-être parce que j’ai dévoré les six nouvelles l’une après l’autre à toute vitesse…

En effet, au final, ce livre n’a eu pour moi qu’un grave inconvénient : je l’ai trouvé beaucoup trop court ! J’ai à peine eu le temps de me plonger dans l’univers de Sébastien Tissandier que j’étais déjà arrivée à la fin. J’aurais volontiers continué à lire de ces histoires des siècles passés revisitées à la sauce steampunk, pour retomber en enfance ou presque. Merci à Livraddict et aux éditions Boz’Dodor pour cet agréable moment de lecture !"

Critique 2
par Capuccino

 

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"Vous aimez les contes et légendes, alors c’est incontestablement un livre fait pour vous."

 

"Autre Temps – Légendes oubliées est un recueil de nouvelles teintées d’une ambiance steampunk. En réalité, elles s’apparentent davantage au conte, leur forme flirtant par ailleurs avec celle de la légende. En effet, chaque histoire met en scène des éléments fantastiques pouvant parfaitement convenir à cette célèbre phrase capable de clôturer un récit de ce type : « On raconte que cette créature continue de (insérez une action) ».

De par leur condition de conte, chaque nouvelle possède un message pouvant délivrer une petite morale de vie. Dans cette optique, Sébastien Tissandier nous offre un panel de thèmes assez classiques mais leur traitement s’avère intelligent et suffisamment accrocheur pour maintenir le lecteur en haleine. De plus, l’auteur joue avec les codes pour nous induire en erreur et mieux nous surprendre. Ainsi, lorsqu’un schéma se présente, nous sommes tentés de penser que le récit se déroulera comme de nombreux textes avant lui, et c’est sous un œil tout d’abord désabusé que nous assistons aux événements pour finalement voir nos attentes agréablement contredites avec des retournements de situation stimulant notre intérêt.

Au sujet des thèmes abordés, ils pourraient se réunir sous l’appellation « Travers du genre humain ». En effet, sous les traits d’un pacte magique, Matagot, le chat démoniaque représente le cœur noirci par l’avarice et le désir insatiable qu’elle engendre. Ce conte fait écho à celui de Rumpelstiltskin puisque dans les deux cas, l’être fantastique promet d’apporter la richesse en échange de quelque chose. Mais malgré ce point commun et l’idée classique de sorcellerie introduite par le grimoire ainsi que le chat noir, Sébastien Tissandier parvient à donner une petite touche d’originalité dans le dénouement.

Par ailleurs, Le secret de la bête d’Angles reprend en filigrane ce thème de l’envie, mais le texte permet surtout d’aborder le détournement de la création artistique ainsi que la malhonnêteté. De ce fait, le secret qui entoure les magistrats et la créature ressemble au mystère de Sleepy Hollow réalisé par Tim Burton, bien que le monstre frappera essentiellement le lecteur comme une renaissance de la légende de la bête du Gévaudan. Ainsi, nous pourrions y voir une métaphore de l’œuvre utilisé non plus pour son essence, mais pour le profit de personnes mal intentionnées, sujet tenant certainement à cœur de nombreux artistes.

Le chasseur et la biche, quant à elle, est une parfaite illustration de la cruauté humaine où le plaisir de chasser dans l’unique but de tuer supplante le respect de la vie. Cette histoire n’est pas sans rappeler Princesse Mononoké de Hayao Miyazaki, ou plus récemment, l’adaptation du conte La Belle et la Bête par Christophe Gans. D’un côté, nous avons un être surnaturel s’incarnant dans un animal afin de protéger la forêt et ses habitants, et de l’autre, nous avons un homme tellement submergé par sa condition de chasseur et la satisfaction qu’il en retire que seul un châtiment peut lui faire retrouver la raison. C’est donc avec plaisir que nous voyons ce mélajustifynge se dérouler sous nos yeux dans un message de respect envers la vie animale.

De son côté, Le trésor de Carcohl nous présente l’orgueil de l’être humain. Avec l’aide d’un monstre aux allures des écrits de Lovecraft, l’auteur nous offre un récit angoissant qui nous prouve que l’Homme n’est qu’un grain de poussière dans l’univers. Même si ce genre de créature n’existe pas sur Terre, l’idée que les êtres humains se considèrent supérieurs à toute chose notamment en possession d’armes n’est pas altérée. Ainsi, c’est dans la peur que l’Homme réalise son erreur, lui rappelant que son savoir du monde est limité et que l’inconnu pourrait le lui rappeler.

Semblable à l’histoire du Chasseur et la biche, L’oiseau de métal s’apparente à une fable écologique. En effet, l’aspect fabuleux de l’oiseau permet de lui conférer un rôle de gardien, mais cette fois-ci de la nature elle-même face à l’ingénierie de l’Homme. Il est à noter que la nouvelle reste modérée dans son message puisqu’il y a deux phases de minage, la première opérant via la main ouvrière et la deuxième étant effectuée via des machines. Ces dernières étant bien plus agressives, elle est dénoncée comme la volonté de l’Homme à vouloir dénaturer son environnement pour son profit sans songer aux conséquences, tandis que le travail des ouvriers semble plutôt perçu comme un statu quo entre la nature et les véritables besoins de l’être humain.

Enfin, Le golem de Rabbi löw prône l’importance de la tolérance et de l’harmonie entre les différentes cultures en utilisant le thème malheureusement toujours d’actualité qu’est- la guerre des religions. Dans ce récit, le peuple juif est persécuté par le peuple catholique, une idée déjà très forte compte tenue du passé réel de ces cultes. L’auteur pénètre une fois de plus dans le fantastique puisque pour protéger les siens, le Rabbi löw se voit obligé de créer une arme de défense. Une décision qui part d’un regret tant il est possible de ressentir la détresse de cet homme contraint de choisir la violence alors qu’il aurait préféré une solution pacifique. Cependant, au-delà de l’utilisation du golem, l’histoire permet de poser la question de l’humanité en interrogeant le lecteur sur la capacité de l’Homme à représenter cette notion tant sa haine peut atteindre des niveaux d’atrocité.

Comme expliqué précédemment, bien que ces messages demeurent classiques, c’est le traitement qu’en fait l’auteur qui captive le lecteur. Cet aspect est sublimé par l’utilisation du steampunk. En effet, cette ambiance pourrait être occultée, les décors pouvant être de simples lieux de contes ou les monstres mécaniques pouvant être fait de chair et de sang, mais ce choix d’intégrer ce style donne un cachet très plaisant au recueil et le rend délectable. Par ailleurs, l’écriture de Sébastien Tissandier confère une certaine beauté à ces éléments mécaniques crachant de la vapeur. Écriture qui, de surcroît, se trouve soignée et illustrant parfaitement chaque nouvelle.

Finalement, Autre Temps – Légendes oubliées est un recueil très plaisant à lire, qui, malgré ses aspects classiques, promet son petit lot de surprise et apporte plusieurs pistes de réflexions au lecteur sur des questions du quotidien. Une lecture qui se trouve donc à la fois divertissante et intelligente dont la brièveté est plutôt regrettable tant il aurait été agréable de se plonger dans d’autres histoires du même acabit."

Critique 6
par Roxou06

 

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"Je n’avais encore jamais lu de livres de ce genre, ce fut une découverte, et j’ai d’ailleurs été ravie de cette découverte !"

 

"Habituellement, je ne lis pas de nouvelles, car ce n’est pas vraiment un format que j’apprécie particulièrement.

C’est donc dans le cadre d’un partenariat que j’ai lu ce recueil.

 

Sébastien Tissandier est un enseignant en SVT ainsi qu’un écrivain dans le genre science-fiction et fantastique. Le recueil que je vous présente ici est composé de nouvelles racontant les légendes sous un aspect nouveau : en ajoutant une pointe de science-fiction.

 

Ce sont des légendes que je ne connaissais pas à la base, ce fut donc une réelle découverte….

Avec poésie et un style très fluide agréable à lire, l’auteur nous amène à voyager à la lecture de légendes issus de certains folklores.
Ces légendes/nouvelles sont au nombre de 6 dans ce recueil. Je vais vous les présenter rapidement, mais pas trop pour ne pas en dévoiler l’essentiel….

  • Matagot, le chat diabolique

Cette nouvelle parle d’un chat diabolique, Matagot. En échange d’une promesse de nourriture journalière (lait de femme), il promet à Evangeline, une jeune sorcière, la richesse…. mais est ce que l’appât du gain ne va pas faire oublier cette promesse ?

Comme vous l’avez compris, derrière cette légende, ce cache un désir de faire passer un message important, presque une morale… une bien jolie nouvelle.

  • Le secret de la bête d’Angles

A Angles, sévit une bête, affreuse, qui terrorise la population locale. La papauté envoie alors un prêtre, Martin, pour enquêter sur cette histoire.

Je connaissais (pour une fois) cette légende, et j’ai bien aimé la façon dont l’auteur l’a un peu transformé ! D’ailleurs, j’ai adoré le père Martin ! J’ai lu qu’il était prévu de nouvelles aventures de ce personnage dans un livre qui sortira cette année (Le rédempteur, chez le même éditeur…). Affaire à suivre !

 

  • Le trésor de Carcolh

Un tremblement de terre fait apparaître un monstre affreux dans la salle du trésor du château….

Je pense que c’est la nouvelle que j’ai le moins apprécié…

 

  • Le chasseur et la biche

Une légende évoque une magnifique biche, qu’aucun chasseur n’a jamais réussit à attraper…. un chasseur en vadrouille décide de la trouver à tout prix !

Une très jolie nouvelle, avec des accents écolo, nous montrant qu’il faut prendre soin de ce qui nous entoure…. La biche est en fait une jeune femme qui se transforme, profitant de sa beauté pour perdre et punir les chasseurs, qui tuent de façon cruels.

 

  • L’oiseau de métal

Dans une mine de pierres précieuses, une jeune femme découvre l’œuf d’un oiseau légendaire…

J’ai adoré cette nouvelle ! Je l’ai trouvé belle, poétique et j’ai été très triste de la fin:( magnifique !

 

  • Le golem de Rabbi Löw

Le peuple juif, dirigé par le Rabbin Löw, crée un golem pour se défendre des persécutions des chrétiens.

Un joli conte, qui m’a plu également…

 

Sur 6 nouvelles, il n’y en a seulement une avec lequel je n’ai pas vraiment accroché. Les autres sont vraiment très sympa, et sous leur aspect de « légendes », le lecteur ressent dans chacune d’elle une « morale » qui fait du bien d’être entendu…

Malgré tout, ce sont des nouvelles, donc à chaque fois c’est trop court ! A peine je suis attachée au personnage qu’il faut l’abandonné !
L’auteur incorpore dans chaque légende (qu’il a un peu modifié), une part de « mécanique »/fantasy. Je ne savais pas avant de lire ce recueil de quel genre littéraire il s’agissait, mais après une petite recherche, il s’agit de Steampunk, un genre littéraire qui situe son action dans un monde de révolution industrielle. En clair, ces nouvelles font appel à un fantastique imprégné de machineries…. je n’avais encore jamais lu de livres de ce genre, ce fut une découverte, et j’ai d’ailleurs été ravie de cette découverte !

 

Mais si vous avez l’occasion de lire ce recueil, n’hésitez surtout pas !

 

Verdict = 8/10.

 

Moi qui ne suis pas une grande adepte des nouvelles, je me suis prise au jeu de ce livre ! J’ai beaucoup apprécié ces nouvelles, et le format fait que je peux en lire dans le bus sans être interrompu à chaque fois !

La moral, même cachée, associée à chacune d’elle, fait réfléchir, et j’apprécie dans ce genre de lecture:)"

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