Cette saga du rédempteur parue aux éditions Boz'Dodor a bien fonctionné. Le père Martin a trouvé son public. À l'époque, il constituait ma toute première parution papier car je n'étais publié qu'en numérique aux éditions L'Ivre-Book avec "Le testament de Galilée"

Ce "succès" du Rédempteur au format papier m'a fait évoluer. Et par conséquent, il a fait évoluer ma vision de mes personnages. J'ai donc décidé de mettre un terme à cette saga que je trouvais trop jeune, trop immature dans son écriture, pour me permettre de la laisser mûrir parallèlement à ma propre maturité d'auteur.

Surtout qu'il y avait des points que je n'arrivais pas à m'expliquer, notamment l'attraction du père Martin sur mes lectrices. Était-ce le mythe de l'intouchable ? Pourtant, Martin n'est pas un prêtre ordinaire et ne semble pas soumis aux mêmes contraintes sentimentales que les autres ecclésiastiques. Était-ce l'arrivée de Li-mei qui avait tout bouleversé ? Aujourd'hui encore, je me pose la question mais sans en chercher réellement la réponse : le père Martin est tel qu'il est, tel que je l'ai conçu, et ce mysticisme fait partie de sa personnalité ! Mais si vous demandez si mes personnages fauteront... il faudra lire le livre pour le découvrir (rire démoniaque !)

Lorsque je me suis senti prêt, j'ai entamé la réécriture complète du Rédempteur. J'aurais très bien pu reprendre simplement ce qui avait été fait 3 ans auparavant, mais Martin avait évolué avec moi.

J'avais besoin de lui donner une autre dimension : plus de maturité, plus de détermination, moins de naïveté. J'ai également éprouvé l'envie de développer davantage la psychologie de mes personnages. Le nouveau père Martin est ainsi beaucoup plus tourmenté, révolté, ténébreux que dans la première version. L'ensemble de mes personnages se sont accaparés l'univers que j'ai créé pour eux, le rendant plus concret, plus vivant, avec une réelle société hiérarchisée, un réel statut du Siège, le tout dans un univers Steampunk augmenté par rapport à la version d'origine.

La mise en forme a aussi évolué : finis les petits tomes, j'avais envie d'un pavé (mon tout premier finalement), témoignant de mon évolution en tant qu'auteur (merci Davy Athuil). Car le livre I devrait compter pas moins d'environ 400 pages !

Tous les tomes précédents ont été donc réécris, certains passages ont été supprimés ou transformés, d'autres ont été ajoutés, le style a été épuré pour une meilleure immersion du lecteur.

Ce qui a changé dans la mise en page :

Chaque tome était découpé en chapitres.

Chaque chapitre est découpé en versets.

Je voulais qu'il y ait une référence à la Bible dans ce roman, puisqu'après tout, le père Martin est un ecclasiastique ! Alors les chapitres de l'ancienne version sont devenus des versets.

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