Chronique 1 :

par Marie-Nel

 

Un nouveau coup de cœur pour moi !!

Que d'émotions une fois de plus. Sébastien Tissandier nous raconte l'histoire de Tristan, un enfant qui rentre au collège et qui met tous ces espoirs dans ce nouveau départ ! Il a déjà tellement subi de moqueries en primaire à cause de son surpoids ! Il est très mal dans sa peau, et ne laisse jamais rien paraître. Personne, même ses parents, ne se doute de ce qu'il se passe. C'est bien connu, il est facile de cacher des souffrances...Malheureusement tous les espoirs qu'il va mettre avec son entrée en sixième vont vite tomber à l'eau. Et que peut-il faire quand il se sent menacé ? Il se tait à nouveau...Jusqu'à ce que cet ami, Kevin, arrive dans sa vie et l'aide à remonter à la surface...

Je ne vais pas tout vous dévoiler, le résumé dit ce qu'il faut savoir. Au lecteur de découvrir le reste... et de ressentir tout ce que va nous donner l'auteur. Je suis passé par tous les stades, de la tristesse, de la colère, du soulagement quand ça va mieux dans la vie de Tristan...et une fin i-ni-ma-gi-na-ble !! impossible de se douter de quoique ce soit !! si vous y arrivez, n'hésitez pas à le mettre en commentaire ! L'auteur a vraiment été jusqu'au bout du bout et a su nous tenir en haleine.

On s'investit entièrement dans ce roman. On a tous connu pendant notre scolarité un tel cas, quand ce n'est pas nous-mêmes qui étions touchés. Donc, je dirais, évidemment, on est profondément marqué par Tristan. La discrimination envers un enfant, un adolescent pour son apparence, est malheureusement devenue une « banalité ». On se rend compte combien il est important de toujours maintenir la discussion avec son enfant, essayer de maintenir un lien de confiance avec lui. Les parents de Tristan n'ont pas su le faire....

Je remercie vraiment l'auteur d'avoir parlé d'un tel sujet. Il faut de temps en temps des lectures telles que celles-ci pour se rappeler que le harcèlement scolaire existe toujours. Par le biais de sa profession, l'auteur sait de quoi il parle. Ce qui rend le récit encore plus criant de vérité. J'ai vraiment été très émue, très touchée. J'apprécie déjà beaucoup les autres romans de Sébastien Tissandier, il arrive à toucher tous les styles, de la science-fiction à la romance, et à chaque fois je suis surprise de la façon avec laquelle il se renouvelle et écrit cela si naturellement !

N'hésitez pas à vous procurer ce roman, vous verrez comme le style et la fluidité d'écriture, et surtout l'histoire de Tristan, vous emporte et vous fait le lire en une seule fois, vous allez être remués par le final..

À noter une très belle couverture qui résume très bien elle aussi...

Chronique 2 :

par Le monde enchanté de mes lectures

 

Une histoire très forte émotionellement parlant.

L'histoire de Tristan, m'a profondément touchée, peut-être plus que d'autres personnes, simplement parce que je n'ai eu aucune difficulté à me mettre à sa place pour certaines choses qu'il vit. Tristan, ce fut moi pendant plusieurs années d'école, pas pour l'entièreté de son histoire, mais pour la partie souffrance et moquerie. Je n'étais pas obèse, mais je n'ai jamais été mince, je ne suis jamais rentrée dans le moule comme on dit.

Tristan n'est pas mince (désolée j'ai un souci pour dire "gros"), il en fait les frais à l'école. Les moqueries des autres enfants, il en a l'habitude.

Avec son passage en sixième il espère que tout cela va changer, que cela fera partie du passé et qu'il pourra passer à autre chose. Il met beaucoup d'espoir dans cette nouvelle vie qu'il voit s'offrir à lui. Sa souffrance, il l'a toujours gardée pour lui, même ses parents ne sont pas au courant. C'est vrai que ce n'est pas simple de parler de notre souffrance, de ce que l'on ressent face au rejet des autres, encore plus lorsque l'on a 10 ans.

Malheureusement pour lui, ses anciens bourreaux sont très vite remplacés par d'autres, il est de nouveau la cible de tout ce qu'il croyait derrière lui et il va encore plus s'enfoncer dans le silence.

Jusqu'au jour où une lumière apparaît dans l'obscurité, cette lumière elle porte le prénom de Kévin.

Mais cette lumière est-elle réelle ?

Tout au long de l'histoire de Tristan, il y a beaucoup d'émotions qui nous donnent envie de rentrer dans les pages du livre et de faire justice, de prendre sa défense, de le cajoler et le protéger.

Le pire moment, c'est la chute que l'on ne voit pas arriver, même si à plusieurs reprises j'ai eu des doutes, surtout quand une surveillante intervient, mais au final je peux dire que je ne l'ai pas vu venir.

Les enfants sont cruels entre eux, tout le monde le sait, et pourtant cela n'empêche pas que des Tristan il en existent beaucoup trop encore à l'heure actuelle.

Un livre à mettre entre toutes les mains afin que peut-être un jour les bourreaux comprennent.

Chronique 3 :

par Rémi (13 ans)

 

Mon avis sur « Maux d’enfants » de Sébastien Tissandier.

 

"Ce livre m'a tout retourné. Ça fait beaucoup réfléchir. Je ne me suis jamais comporté aussi mal avec des autres élèves, mais parfois, je me suis moqué de certains. Et on s'est moqué de moi aussi parce que je suis petit. C'est pas toujours facile de se défendre. Je crois que ce serait bien que tous les élèves de collège puissent lire ce livre pour se rendre compte que ça fait mal quand on se moque et quand on n'accepte pas les autres parce qu'ils sont différents. On devrait d'abord essayer de se connaître.
Je vais prêter ce livre à ma prof de français, et j'espère qu'elle voudra qu'on l'étudie en classe."

Chronique 4 :

par Jo Eva Cayeux

 

Mon avis sur « Maux d’enfants » de Sébastien Tissandier.

 

La différence mène à la stigmatisation, à l’incompréhension et à l’isolement.

Puis vient alors la vindicte.

 

Le monde des adultes est en cela destructeur; celui des enfants impitoyable et sans concessions.

Sébastien Tissandier nous propose une étude comportementale dans le milieu des préados entre eux, avec ses dominateurs et ses souffre-douleurs. Positionnement déjà bien installée dans les classes du primaire. En plein apprentissage de la différence, comment y faire face et se protéger physiquement tout en gardant sa dignité.

La difficulté pour le héros - Tristan - est qu’il se retrouve sans communication possible de son mal-être, avec le monde des adultes. Les activités inerrantes à leurs représentants, le rôle de parents ou de professeurs, tous ces référents censés être à l’écoute et présents, sont ici mis à l’écart par le jeune garçon. Il s’enfonce davantage dans son mutisme, son silence de victime.

Malgré les questionnements des adultes, il se referme.

La délivrance viendra avec l’arrivée d’un nouvel élève dans la classe, Kévin. Les deux meilleurs amis feront face ensembles aux moqueries et injustices perpétuelles.

Cette amitié sauvera-t-elle Tristan ? Ou la spirale sera-t-elle la plus forte ? Qui est le bon samaritain Kévin ? Le bien n’est-il pas pire que le mal ?

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