LES ORIGINES

DU TESTAMENT DE GALILEE

 

Roman de science-fiction contemporain en trois tomes, paru aux éditions l'Ivre-Book, en numérique.

 

Avoir un personnage principal c'est bien, il fallait ensuite lui créer un scénario, une histoire rien que pour lui. Passioné de génétique et d'évolution, j'ai eu l'idée d'impliquer Jules dans une aventure qui lui permettrait de s'affirmer, de s'affranchir des codes de la société, tout en traitant de valeurs chères à mon âme (amitié, justice, détermination...).

Et ce fut la cascade d'idées : j'ai fait de Jules l'assistant de recherches du professeur Lombard ; l'intervention des militaires de la NASA s'est imposée d'elle-même ; leur expatriation aux USA... le scenario était en marche. Il me fallait des méchants à opposer à Jules et un personnage démoniaque et cruel (dont je ne citerai pas le nom pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui n'auraient pas encore lu le tome 1) a vu le jour. J'ai aussi créé des alliés à Jules (Tom, Emma, Carlos, Nikki), des personnes de confiance sur lesquelles il pouvait compter.

Kurtis a un rôle à part dans ce roman. Il arrive très tôt dans l'histoire et j'ai voulu qu'il serve de repère à Jules, de point d'ancrage. Une amitié très forte est née entre eux. Quoi de mieux pour rendre ce personnage vivant que de le calquer sur le caractère de mon meilleur ami Yann ? Cela n'a fait que renforcer le lien d'amitié fraternelle entre Jules et Kurtis.

La trame était posée : tous les personnages se bousculaient dans ma tête et je n'ai eu plus qu'à tisser l'histoire entre eux.

 

Certains auteurs crééent des fiches de personnages détaillées, posent la trame de leur histoire sur papier avant d'écrire. J'ai essayé, sans succès. Je me suis rendu compte que j'écrivais au fur et à mesure des idées qui me venaient et que j'étais incapable de planifier à l'avance ce que j'allais écrire. Cela m'a inquiété au départ : j'avais peur que l'histoire soit décousue, que les chapitres n'aient pas de lien entre eux et que le scenario parte dans tous les sens. Mais je me suis vite rendu compte que finalement c'était MA manière d'écrire et qu'il était stupide de ma part de vouloir coller aux clichés d'écriture. Cela n'en diminue pas la qualité et la cohérence de mon histoire.

Lorsque j'écris un chapitre, c'est que j'ai rêvé ou imaginé dans mon esprit une scène. Comment vous l'expliquer facilement ?... C'est comme si je voyais une scène d'action au cinéma, mais au ralenti. Je suis l'observateur d'une scène mise sur pause et je la détaille mentalement sous tous les angles : je place mes personnages, leurs actions, le décor et j'appuie sur le bouton play. Je suis immergé dans ma scène et la vis pleinement, tout en la restituant par écrit : je décris ce que ce vois. Et j'adore écrire des scènes d'actions et savoir que le lecteur était en apnée tout au long de la lecture de la scène, totalement immergé !

 

Mais revenons au projet d'écriture du Testament de Galilée. Lorsque j'ai achevé le manuscrit, j'en ai changé la fin. Au départ, j'avais prévu un seul tome, juste pour le plaisir de l'avoir écrit. Mais j'y ai pris tellement de plaisir que j'ai laissé une ouverture à ce tome 1. Trop attaché à mes personnages, je me suis dit que je pouvais aller plus loin et faire encore évoluer Jules. En attendant que cette idée décante dans mon esprit, mes amis ont demandé à lire ce manuscrit. Je dois avouer que j'en avais honte au départ, car pour moi ce n'était que le fruit d'un projet personnel qui m'avait permis de m'évader. Mais j'ai quand même accepté de leur faire lire. Ils ont tous adoré et m'ont poussé à envoyer le manuscrit à des maisons d'édition. J'ai commencé par refuser, pensant qu'ils avaient aimé parce qu'ils me connaissaient et que j'étais l'auteur de ce roman. Puis d'autres personnes dans mon entourage, d'âges et de milieux socio-culturels très différents l'ont lu, allant de l'adolescente à ma grand-mère, et une nouvelle fois tous étaient unanimes : il fallait que je tente ma chance.

J'ai donc cédé et envoyé mon manuscrit, sous le titre de L'œil de Galilée à l'époque, à des maisons d'édition. Comme tout amateur que j'étais : j'ai tablé sur de grandes maisons (Flammarion, Gallimard, Actes Sud...) et toutes ont refusé le manuscrit. C'est en surfant sur un forum de jeunes écrivains et en discutant avec certains membres que l'un d'entre eux m'a dit "As-tu déjà pensé à l'édition numérique ?"

Édition numérique ? Kesako ? Je n'y connaissais rien et ne savais pas ce qu'était un ebook ! J'ai parcouru le forum et lu tous les articles qui en parlaient. Le concept m'a plu, dans un monde qui tend de plus en plus vers le tout numérique. Je me suis dit "pourquoi pas ?" Il y avait la liste des maisons d'édition numérique sous l'un des articles, j'ai pris les 4 premiers et envoyé L'œil de Galilée par mail.

 

On dit souvent que notre vie peut basculer du jour au lendemain au moment où on s'y attend le moins. Je sais maintenant que c'est vrai...

Je m'en rappelle comme si c'était hier et pourtant ce jour me semble si loin ! C'était un mardi soir, pendant les vacances de la Toussaint 2013... Je venais d'envoyer le mail avec le manuscrit à ces 4 maisons d'éditions numérique. Puis j'ai continué de travailler sur l'écriture du tome 2.

1h12 après l'envoi de mes mails (je sais c'est précis, mais cela m'a marqué), j'ai eu une demande d'ami sur Facebook, un certain Lilian Ronchaud. J'étais concentré dans une scène du tome 2, j'ai accepté sa demande d'ami sans m'en soucier, me disant que je verrai plus tard qui est ce monsieur que je ne connaissais pas. Et puis il me fallait accepter sa demande pour voir qui c'était étant donné que son profil était verrouillé. J'ai donc repris l'écriture de ma scène lorsque la fenêtre de dialogue de Facebook s'est ouverte avec le nom de ce monsieur. La phrase qui s'est affichée restera, elle aussi, gravé dans mon esprit :

 

"Je résume en deux mots : je prends !"

 

Ne comprenant ni qui c'était, ni ce que cela voulait dire, j'ai machinalement répondu :

 

"???" (très classe, je sais...)

 

Et c'est là qu'il m'a dit :

"Je me présente, je suis Lilian Ronchaud,

éditeur des éditions L'ivre-book..."

 

L'ivre-book ? J'ai eu un flash : cette maison faisait partie des 4 auxquelles j'avais envoyé mon mail une heure auparavant.

Il a poursuivi :

 

"J'ai pour habitude de parcourir

rapidement les manuscrits que je reçois

afin de me faire une première idée,

mais dans le votre j'en suis à la page 40

et je ne peux m'en détacher, donc je prends !"

 

Et là, ma première réaction a été de dire :

 

"C'est une blague ?"

 

Alors que d'autres maisons d'édition mettent des mois à répondre, ce monsieur me propose de publier mon manuscrit après seulement une heure de lecture ? J'avais déjà eu affaire à des maisons à compte d'auteur qui avaient tenté de me charmer en quelques jours pour me proposer un contrat d'édition dans lequel j'aurais dû investir mes propres économies, donc j'étais méfiant. Mais j'ai apprécié la longue discussion que j'ai eue avec Lilian le lendemain, où il m'a expliqué qu'il proposait des contrats d'édition à compte d'éditeur, qu'il me laissait le temps de réfléchir, d'éplucher le contrat type qu'il m'avait envoyé... Et après un délai de réflexion d'une petite semaine, j'ai décidé de signer avec sa maison d'édition, tant tout était réglo et tant le contact humain avec cet éditeur a été chaleureux. J'ai ainsi découvert que des éditeurs sérieux, fonctionnant au feeling et coup de cœur : ça existe ! Une collaboration étroite s'en est suivie : j'ai toujours été associé à toutes les étapes de la publication : de la conception de la couverture, au choix du titre... j'ai eu une liberté totale ! C'est ainsi que L'œil de Galilée est devenu Le Testament de Galilée - Tome 1 : L'œil, et que ce qui devait être au départ un one-shoot est devenu une trilogie.

 

Je ne regrette aucunement mon choix, car depuis j'ai acquis de l'expérience dans ce monde de l'édition et je sais que je suis très chanceux d'avoir été découvert par les éditions l'Ivre-book : je ne pouvais pas rêver mieux pour ma première publication, même si cela reste, pour l'instant, de l'édition numérique !

Vous noterez que j'ai écris "pour l'instant".... mais je n'en dirai pas plus pour le moment...

1. L'origine du tome 1 :

 

Certains de mes lecteurs m'ont demandé comment l'idée du Testament de Galilée m'était venue. C'est avec plaisir que je réponds à cette question, étant donné que ce roman occupe une place toute particulière dans mon cœur : c'est mon premier roman et surtout celui qui m'a permis d'accéder au monde de l'édition.

 

Depuis que je suis enfant, j'ai toujours écrit des histoires. Mais je ne les avais jamais terminées. Il y a 3 ans j'ai décidé de mener à terme mon premier réel projet d'écriture que vous connaissez sous le nom du Testament de Galilée.

Au départ, l'objectif était uniquement personnel : je voulais écrire une histoire pour moi, pour me permettre de m'évader d'un quotidien métro/boulot/dodo trop pesant, sans aucune prétention à le faire publier. Et quoi de mieux pour contrer la routine que de créer un personnage capable de faire tout ce qu'il désire, rien qu'avec la force de sa volonté ?

L'esquisse de Jules Galio était faite. Il ne me restait plus qu'à lui donner une consistance : puisque c'était un projet d'évasion personnel, j'ai donc calqué le caractère de Jules sur le mien. Ainsi Jules est devenu une extension de moi-même au travers de l'univers que j'allais lui créer. D'ailleurs, cela n'a pas échappé à mes amis lorsqu'ils ont lu le manuscrit du tome 1 : ils m'ont tous dit que Jules me ressemblait !

2. Le changement de rythme dans le tome 2 :

Lorsque j'ai commencé à écrire le tome 2, je voulais qu'il soit dans la continuité du premier : c'est pour cela qu'il débute seulement quelques semaines après la fin du tome 1. J'avais laissé les lecteurs avec des questions sans réponses : Qu'était devenue Anna après avoir été innondée par la Lumière Originelle ? Allait-elle posséder le pouvoir ultime lui permettant de dominer toutes les autres capacités ?

 

Il me fallait trouver le moyen de faire d'Anna un danger pour Jules, alors que lui possédait déjà la capacité de télékinésie. Pas facile de trouver un pouvoir surpassant cela... Alors j'ai eu l'idée de donner à Anna la capacité d'assimiler les capacités des autres. Dès lors, Anna est devenue une machine à tuer, augmentant sans cesse sa puissance au fur et à mesure des assimilations. Lorsque cette idée pointa le bout de son nez dans mon esprit, toute la trame du tome 2 m'est apparue :

- permettre à Anna de "tester" sa capacité sur Carry Foster : la jeune bibliothécaire enlevée dans le tome 1 que j'avais laissée de côté allait me resservir et me permettre aussi de tisser un nouveau lien entre les 2 tomes.

- développer la cruauté d'Anna et d'Hector au travers de ces assimilations.

- introduire une prophétie basée sur les prédictions de Galilée afin de renforcer le mystère.

 

 

C'est le rythme du tome 2 qui s'est donc imposé à moi : alterner des chapitres mettant en scène Anna accentuant son pouvoir, avec d'autres où Kurtis serait sur les traces de Jules. Dans mon esprit, j'avais envie de faire de ce second tome une sorte de course contre la montre : Anna voulant au plus vite récupérer les capacités de la liste des 32, et Kurtis, remis sur pieds après le terrible épisode de sa torture, cherchant à retrouver son ami.

Mais pour que ce rythme soit davantage soutenu, il me fallait introduire une nouvelle donnée, de nouveaux personnages qui traqueraient Kurtis et Jules. Les Ghosts étaient nés : des soldats d'élite, à l'existence non officielle et aux gadgets technologiques très avancés. La scène où les Ghosts apparaissent pour la première fois reste une de celles qui m'ont procuré le plus de plaisir à écrire. Je parle de "scène" et non pas de chapitre, car lorsque je l'ai imaginée, je l'ai vécue comme une scène d'action de cinéma. J'ai placé le lecteur sous différents angles : tantôt leur permettant de vivre la scène par les yeux d'Anderson, tantôt par ceux de Duke, ce qui, à mon avis, renforce l'immersion. En effet, lorsqu'un personnage réalise une action, l'auteur délaisse les autres dans la position où ils sont. J'avais envie de montrer au lecteur que tous mes personnages bougent en même temps dans mes scènes d'action. D'ailleurs, j'adore écrire des scènes d'action, c'est pourquoi le tome 2 en est rempli ! J'avais envie que le lecteur ressorte de la lecture du tome 2 en reprenant la respiration qu'il avait en apnée depuis le début de sa lecture. Et je suis ravi de constater que c'est ce que soulignent les critiques du tome 2.

3. Le thème de l'évolution au travers des prologues :

Pourquoi un auteur rédige souvent un prologue avant de plonger le lecteur dans son roman ? Je suis sûr que c'est une question que beaucoup se posent. Chaque auteur pourrait y apporter une réponse différente, mais pour Le Testament de Galilée, le prologue de chacun des 3 tomes possède un sens caché.

 

En effet, cette trilogie a pour thème principal l'évolution du patrimoine génétique humain, au travers du scenario tissé autour des capacités. Passionné de génétique et d'évolution, j'ai voulu résumer de manière simple les mécanismes évolutifs qui ont permis à l'homme d'atteindre le stade d'homo sapiens, mécanismes complexes et souvent expliqué dans un langage que les néophytes du genre aurait du mal à comprendre, tant c'est un domaine pointu.

Alors j'ai "humanisé" la Terre et décris sa colonisation par la vie tel un parasite. Mon objectif est également de sensibiliser à l'impact de l'Homme sur notre planète. Quand on lit les 3 prologues à la suite on peut ainsi reconstituer l'histoire de l'évolution de notre planète et la diversification de la vie en son sein.

 

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